Accueil PRESENTATION - Histoire de la commune
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BOULOGNE, Bolonia, Boulognya (Bul : eau bouillante et onia : rivière) tire son nom de la rivière qui coule près du bourg et sépare cette paroisse de celle de Dompierre-sur-Yon. Cette rivière longue de 54 km prend sa source à St Martin des Noyers et va se jeter dans le Lac de Grand-Lieu.

On signale six vieilles tonnelles, preuve qu’autrefois, le pays avait beaucoup de moulins à vent. Le dernier de ces moulins, situé à la sortie du bourg sur la route de la Merlatière, date de 1880. Il a été restauré par le propriétaire actuel.

Plusieurs monuments historiques :
- le château de la Bralière (site inscrit) au vu au 17ème siècle la réconciliation du Général CHARRETTE avec STOFFLET
- le logis de la Macairière est aussi un remarquable site
- l'église Notre Dame de BOULOGNE : l’église actuelle remplace une ancienne église couverte en tuiles, située au milieu du bourg.
En 1833, la vieille église Notre-Dame de Boulogne se trouvait trop étroite pour contenir une population de 559 fidèles. On fit un prolongement de la nef et on construisit un très modeste clocher sans aucune espèce de style. Quelques années plus tard, M. Guillerot, architecte à la Roche sur Yon fit une légère amélioration. Ce clocher disparu en 1893 pour faire place à la tour nouvelle. Le 9 mai 1891, au cours de sa visite pastorale, Mgr Catteau décida qu’il y avait lieu, vu le mauvais état de ce qui restait de l’ancienne église, de procéder à la reconstruction des trois dernières travées de la nef, du clocher et de la flèche et ainsi d’achever l’œuvre commencée en 1880.
L'église est surmontée d'un coq en bronze doré et elle mesure :
- sous la clef de voûte 12 m
- la tour, depuis le sol jusqu’au beffroi 22 m
- la flèche, depuis le haut du beffroi jusqu’au sommet de la croix 24.50 m.
La hauteur totale est de 46 m.
L’église est éclairée par 22 fenêtres. Dans le sanctuaire, 3 verrières occupent les 3 baies du fond et représentent l’Assomption, l’Annonciation à la Sainte Vierge et la Nativité de notre Seigneur, fournies par des peintres verriers de Nantes.
La Rosace de la grande baie géminée éclairant la tribune, est ornée d’une verrière représentant Saint Louis portant dans ses mains la Sainte Couronne d’épines comme à la Sainte Chapelle.
Dans le beffroi sont suspendues 4 cloches donnant une quinte majeure et pesant ensemble 2.484 kg. Ces cloches furent bénites en 1893.
La chaire est fixée sur un pilier entre la nef centrale et la nef droite de l’église. Elle est l’œuvre du sculpteur nantais Barranger.

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   http://archives.vendee.fr/Boulogne

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Philippe GUILLERIT

Au 16ème siècle, naquit au village des Landes, un personnage célèbre : Philippe GUILLERIT, héros d’une chansonnette qui rappelle encore sa mémoire.


Gaston CHAISSAC

Gaston Chaissac Il a habité à Boulogne de 1942 à 1948

En 1942, la Vendée, comme bien d'autres provinces françaises, était terre de chemins creux, de labours et d'attelages.
L'Art, au pays de Paul Baudry et de Charles Milcendeau, était classique, réaliste, figuratif.
Aussi l'arrivée à Boulogne, bourg paisible du bocage vendéen, d'un étranger au pays, de surcroit homme au foyer, cordonnier sans travail s'adonnant à bien des "bizarreries", ne pouvait être accueilli sans une certaine méfiance.
Il en fut de même à Sainte-Florence de l'Oie puis dans le plat pays de Vix. Et pourtant, cet homme chétif aux yeux rêveurs, ce solitaire, allait devenir l'un des grands maîtres de son temps. Ainsi passent bien des génies ignorés par leurs contemporains car ce qu'ils ont à offrir est trop nouveau pour être compris d'emblée.
Gaston Chaissac le poète-épistolier, le plasticien des souches, des matériaux éphémères, des portraits sans ressemblance, des formes mi-humaines mi-animales allait envers et contre tous, avec acharnement, suivre la voie que son instinct avait tracée.

BOULOGNE 1942-1948
Peu après leur mariage, les Chaissac s'installent à Boulogne, petit bourg du Bocage, où Camille vient d'être nommée institutrice. Leur fille Annie naît en 1943. L'artiste partage alors sa vie entre les travaux domestiques, le jardin et la peinture.
Malgré cet isolement, il participe à Paris à diverses expositions à partir de 1943 : Salon des Indépendants, des Sur-indépendants, Galeries Arc-en-Ciel et Maeght.
Il est remarqué par diverses personnalités du monde artistique avec lesquelles il correspond : Louis Cattiaux, Jean Duhuffet (qu'il rencontre en 43), Raymond Queneau, Jean Paulhan, Michel Ragon.
En même temps il découvre l'œuvre de Picasso.
Il tente d'exposer dans son atelier de Boulogne et se heurte à l'indifférence générale. 
La production de cette époque est surtout caractérisée par des sculptures éphémères, l'emploi de matériaux de rebut, les premiers graffitis, de telle sorte que subsistent surtout des dessins et gouaches : portraits, personnages en pied, scènes d'intérieur. En même temps, apparaissent à cette époque les premières huiles.

Quelques oeuvres de Gaston CHAISSAC sur la commune de Boulogne.

AT A 100 TAt' A 100 T  (Cabaret sur la place de la Forge) 

 

Chateau des pingouins Le château et les châtelains des pingouins (1945)


Le presbytères Le presbytère et l'école du curé

Quelques livres de Gaston CHAISSAC
- Hippobosque au Bocage
- Onze lettres inédites
- Puzzle pour un homme seul...

Quelques liens sur CHAISSAC :
http://amisdejeanchevalier.online.fr/Chaissac.htm
http://www.lemondedesarts.com/Dossierchaissac.htm